lundi 17 juin 2024

Que c'est bon!

 Depuis mon arrivée au Sénégal,  je me régale tous les jours.

Chaque plat est une découverte de saveurs,  de couleurs. 

En voici quelques uns:

Le tieboudienne 

Le plus connu est le tieboudienne: riz au gras, avec du poisson et des morceaux de légumes,  avec une sauce au bissap


Le kaldou

Le Kaldou: riz, poisson et sauce aux tomates,  oignons et piments, 

Le gnoul

Les noix de palme qu'on fait tremper avant de préparer le plat

Le gnoul: riz, poisson avec une sauce à vase de gnouls ( les noix de palme)

Le mafé 

Le mafé : riz, viande acec une sauce à base d'arachide

Le mbore

Au marché,  en train de hacher les feuilles de manioc 

Le Mbore ou sauce feuilles: riz, feuilles de manioc broyées avec du poisson ou de la viande. 

Et ce qui vient rendre le plat meilleur,  c'est le plaisir de le manger ensemble dans le même plat, les uns avec la main à la façon traditionnelle, les autres à la cuillère. 



Les noix de cajou

 J'ai toujours pensé que les noix de cajou se trouvaient dans des coques comme les amandes et qu'il suffisait de les casser pour les manger mais il n'en est rien.

L'Afrique est le 1er continent producteur de noix de cajou, et la Casamance un des lieux renommés pour cette filière. 

J'ai donc choisi de visiter un lieu de transformation des noix de cajou.  En effet,  elles sont toxiques si on les mangent en l'état et il faut réaliser différentes étapes qui vont les rendre comestibles. 

Je me renseigne où je peux trouver une entreprise artisanale qui effectue ce processus et j'en trouve une à une heure de route.

J'arrive non loin de cette exploitation et un jeune se propose pour me guider jusque là bas car elle se trouve en pleine forêt. 

J'arrive enfin à destination et malheureusement l'entreprise est exceptionnellement fermée ce jour là mais le créateur de cette exploitation,  un homme âgé et malade,  accepte de me faire la visite en m'expliquant les 5 étapes qui aboutissent au précieux fruit.

Ils ramassent les pommes de cajou qui tombent sur le sol à maturité et ils vont séparer les pommes des noix. On broie les pommes avec un pilon pour en faire du jus ou de la confiture.  Certains en font du vin de cajou ou de la liqueur. 


Une fois qu'on obtient les noix, on les met dans un grand fût troué en dessous duquel on met de l'eau.  Ainsi,  avec la vapeur d'eau, les noix vont se ramollir. 


Puis 2 personnes vont prendre les noix une par une et les mettre dans une machine qui fend la coque. Elles vont tomber en dessous et une autre personne va séparer les coques des noix. 


On obtient enfin la noix mais elle n'est toujours pas comestible. 


Il faut passer par l'étape de la torréfaction. 


Les noix sont étalées sur des clayettes dans une chambre d'un four à bois et au bout de plusieurs heures, on les sort du four.


Elles seront ensuite étalées puis triées par taille. Puis certaines seront agrémentées  (piment,  sel, grillées,  au citron, au gingembre).


Ces noix de cajou sont vendues 10000CF, soit 15€ le kg. On en trouve au marché pour 2 fois moins cher mais celles-ci sont obtenues avec des procédés industriels. 

Cette entreprise artisanale fait vivre plusieurs familles et participe à la valorisation du patrimoine grâce à une famille passionnée par son travail. 

vendredi 14 juin 2024

Rencontre avec le roi d'Oussouye

 Il a fallu que je vienne au Sénégal pour voir un roi pour la 1ère fois de ma vie.

J'ai visité la ville d'Oussouye et j'ai entendu parler d'un roi et curieuse comme je suis, j'ai eu envie de le rencontrer. 

Il m'a accordé un entretien personnel de 10 minutes.  Très abordable,  j'ai pu lui poser toutes les questions que je souhaitais. 

Il dirige 17 villages et il a un rôle de médiateur.  Il est nommé par les sages du village et il est roi depuis 2003. Avec cette fonction,  il lui est interdit de quitter son territoire même pour des congés. 

Je n'aimerais pas être à sa place!

Visite intéressante ! Et heureusement,  je n'étais pas habillée en rouge car le protocole l'interdit... mon sac à dos avec les fermetures éclair rouge a failli ne pas être admis!



Visite du parc de Djibellor

 A moins de 10km de Zinguichor, se trouve un petit parc assez mal indiqué.  Seul une vieille pancarte le long de la départementale permet d'en connaitre l'existence. 

J'arrive vers 13h à l'entrée du parc et je ne remarque pas les inscriptions quasi effacées et mal écrites sur un volet d'1 bureau dans lequel il n'y a personne indiquant le tarif du prix d'entrée.  Donc je passe l'entrée sans payer... et on me crie dessus à peine arrivée!

Je paye les 1000CFA , soit 1,50€ et on me dit de suivre un chemin qui descend dans le parc.

Les chemins ne sont pas fléchés et l'état du jardin est un peu à l'abandon. 

Vraiment dommage car les fleurs qu'on découvre sont vraiment belles.  J'avais vu les mêmes en Guadeloupe.

 Dans cette forêt tropicale, les jeux d'ombre et de lumière font ressortir les couleurs flamboyantes de ces fleurs. Chaque fleur est comme un bijou.




Pendant quelques minutes, j'ai l'impression de me retrouver à Anduze dans la bambouseraie...


Mais les termitières géantes me rappellent vite à la réalité de l'Afrique.  Certaines sont plus hautes que le 1er étage de ma maison !


Il n'y a pas que les termitières qui sont géantes,  les champignons aussi! Aussi gros que mon sac à dos. Je ne sais pas s'ils sont comestibles, mais si oui, ça va vite pour remplir le panier! Et l'omelette va être géante ! Je n'ai pas voulu tester...

Au bout du jardin, on trouve un espace de production d'ananas. 

J'allais ressortir du jardin et je me suis souvenue avoir vu sur internet qu'il y avait des crocodiles.  Je demande donc où je peux les voir et je les trouve dans un enclos sans pancartes où seul quelqu'un qui sait où les trouver peut les découvrir. 


A la sortie du parc, j'achète quelques ananas: ils ont l'air délicieux ! 


Un beau parc mais le manque d'entretien gâche la visite et il n'y a aucune pancarte indiquant le nom des arbres et des fleurs.